dimanche 6 septembre 2009

La citation du jour...


Mort du Comédien et Humoriste français Sim...

Le comédien et humoriste Sim, de son vrai nom Simon Berryer, est mort, dimanche 6 septembre, d'une embolie à Saint-Raphaël (Var), à l'âge de 83 ans.
Depuis quelques années, Sim limitait ses engagements à la série Louis la Brocante, au côté de Victor Lanoux. Le dernier épisode auquel il a participé doit être diffusé le 24 septembre.
Il avait été hospitalisé pour une pneumonie il y a quelques jours.

Personnalité du théâtre et de la télévision depuis ses débuts dans les années 60 au côté de Jean Nohain, Sim a tourné de nombreux films dont "Cartouche" de Philippe de Broca, "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause" de Michel Audiard, "Les Mariés de l'an II" de Jean-Paul Rappeneau, "Pinot simple flic" de Gérard Jugnot, et récemment "Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques" de Thomas Langmann.

C'est bien la télévision et la radio qui feront de lui l'un des comiques français les plus populaires. Découvert par Jean Nohain, l'un des pionniers de la télévision, il est un fidèle de l'émission 36 chandelles. Surtout, La baronne de la Tronche-en-biais, personnage burlesque qu'il incarne travesti en femme et avec force mimiques, fait se tordre de rire les téléspectateurs.

"J'ai eu ma période de grimaces avec la baronne de la Tronche-en-biais", dira-t-il plus tard. "C'était du gros comique qui m'a ouvert les portes des grandes émissions de variétés où je n'ai cessé de raboter, peaufiner, raffiner". Pilier des Grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL.

dans les années 1970, Sim assure qu'il "n'aime pas les rires gras" et qu'il est "contre les mots orduriers". Personnage comique et populaire, Sim se voulait "un rigolo qui réfléchit" ce qui, soulignait-il, "paraît évidemment baroque".

Sim est mort, Dieu devait s'ennuyer, il lui fallait un comique au théatre du Paradis mais nous,

qui nous fera rire ?

jeudi 27 août 2009

Le bruit du silence...

J'aime le bruit du grand silence
Je peux parler avec le vent
Qui lui me parle, que de chance
J'aime voler au creux des vagues
Que ce silence sait faire danser
Il rit, il joue, me fait des blagues
Et le bonheur vient m'habiter
A peine un souffle en fond sombre
Une musique de tendresse
Et ce silence me donne encore
Avec ce vent bien des caresses
Il sent la paix des cathédrales
Comme un secret, une confidence
C'est comme Dieu quand il me parle
Il me rassure, comme une chance
J'entends le vide qui se remplit
Avec mes joues et mes survies
Et ce silence fait tant de bruit
Par une paix qu'il sait m'offrir.

Magoga Anais

La citation du jour...


mardi 25 août 2009

Sans attendre...


Changer de vie avant de se perdre,
sans attendre le plomb et le sang

Tant de vies qui coulent qui s’écoulent
goutte à goutte, qui se noient
coûte que coûte.
Tant de vies qui se foulent
qui s’écrasent au pied,
qui se perdent dans la foule.
Tant de vies sans houle, plates et rondes,
serrées en boules, vidées.
Tant de vies dans la norme, uniformes
incrustées dans les moules, ballottées aux courants.
Tant de vies qui se coulent, lestées d’armées de plomb
qui se foudroient, qui s’écroulent
noyées d’années de sang jusqu’à toucher le fond.
Tant de vies qui dansent au bout d’une corde
pendues à tant d’errances.
Vies d’illusions aux cous de hordes
perdues pour l’évolution.

Assez !

vendredi 14 août 2009

La pauvre fleur disait au papillon céleste...


La pauvre fleur disait au papillon céleste : Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents.
Je reste, tu t'en vas !
Pourtant nous nous aimons,
Nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux, et nous nous ressemblons,
Et l'on dit que nous sommes Fleurs tous deux !
Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne. Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine dans le ciel !
Mais non, tu vas trop loin ! Parmi des fleurs sans nombre vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre à mes pieds.
Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore toute en pleurs !
Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles, O mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes comme à toi !

Victor Hugo

Il était une fois une fleur...



Rose, oeillet, lys, tulipe ou glaïeul...
Qu'importe le parfum, pourvu qu'on ait la fleur !
Qu'importe le jardin pourvu qu'on y soit bien.

Pour simplement te dire...


Pour simplement te dire juste dans un sourire
Que mon coeur respire la fleur de tes désirs
Juste dans une larme mes sentiments s'enflamment
Au charme d'une femme quand je touche ton âme
Pour simplement te dire juste dans un rire
Que pour toi j'aime écrire des poèmes d'avenir
Comme un soleil levant brille le feu ardent
De mon amour brûlant que pour toi je ressens
Pour simplement te dire quelques rêves à t'offrir
Que tu pourras cueillir au gré de ton plaisir
Á la source du torrent je viens boire tes instants
Dans l'eau claire du temps transportée par le vent
Pour simplement te dire je t'aime dans tes désirs
Je t'aime dans ton rire, je t'aime à te le dire.

Poème extrait du recueil "Fleurs du soleil"

Vivre d'Amour...

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère
Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la Terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère
Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère
Mais quand les hommes vivront d'amour
Qu'il n'y aura plus de misère
Peut-être penseront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère
Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront alors mon frère
Dans la grande chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici bas c'est le prix
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère

Raymond Lévesque - 1956