lundi 25 août 2008

Où est le monde ?

Mais où est le monde,
Quand j'ai besoin de lui?
Mais où est la Terre,
Quand rien ne tourne rond?
Mais où est le monde,
Quand je n'ai personne à qui parler?
Mais où es-tu,
Quand il faut sécher mes larmes?
Seule contre un monde absent pour moi,
Seule contre un monde présent contre moi,
Seule dans un monde ou tu n'es pas là,
Donc seule et sans monde.
Car toi seul fait partie de mon monde.

Enlevé par le vent...

Un ruisseau clapotant s'arrête au fil de fer barbelé
Où les soldats rigolent en caressant leurs armes.
Plus loin, un homme âgé, les bras hâlés, soupire irrité,
Ses vieilles joues sont entièrement couvertes de larmes.
Il s'abandonne plein d'espoir à son seul copain, le vent,
Qui, soumis aux lois de la nature, berce doucement les fleurs.
Une brise carabinée pousse en avant les nuages blancs,
Son rafraîchissement agréable fait disparaître toute la chaleur.
Un petit frais frôle tendrement sa peau ridée.
L'homme, exempt des douleurs terrestres, se laisse enlever.
Les douces caresses du vent remplissent son cœur.
Les soldats tempêtent ; un homme âgé s'est échappé.
On n'accuse pas la brise qui l'a emmené.
Le vieil homme a trouvé son bonheur ailleurs.

samedi 16 août 2008

Le temps s'enfuit bien vite...

A la mémoire de notre Directeur Général...
Une vie sans lendemain, et pourtant tant de joies familiales lui tendaient la main...
A vous, a nous, profitons pleinement du moment présent...

vendredi 15 août 2008

Tout n'est que faribole...

Lisez bien ces quelques vers qu’écrit un poète de parole :
Si tout n’est pas de travers alors tout n’est que faribole.
Pourquoi aimer, si c’est pour souffrir ?
Pourquoi vivre, si c’est pour mourir ?
Pourquoi être, si c’est pour disparaître ?
Pourquoi avoir, si c’est pour apparaître ?
Tout paraît contradiction dans nos vies de passion
Tout devient illogique dans cet espace cosmique.
L’éternité promise est-elle vraie ?
La voie de Dieu est-elle pure ?
Que doit-on espérer ? Y a-t-il une chose de sûre ?
Rien, à mes yeux, ne vaut la peine et pourtant je me réjouis de vivre.
Rien, à mon goût, vaut la haine et surtout de s’en réjouir.
J’attends donc un message divin coulant dans le sang comme le vin
J’attends de pleurer enfin de joie et de savoir surtout pourquoi.
Alors dans l’incompréhension je m’amuse d’une envie folle
Et je vous dis, sans vraie raison tout n’est que faribole.

Poème de Philistin Panger

mercredi 13 août 2008


Découvrez Estelle!

La citation du jour...

La vie est comme un instrument de musique ;
Il faut la tendre et la relâcher,
Pour la rendre agréable."

Démophile

Hypocrisie...

La normalité détruit nos mentalités
Mais qui a donc fixé les limites
De ces codes à respecter?
La société se détruira et tombera en kit,
C'est ce à quoi les mentalités aboutissent :
Etiquettes, stigmatisation, les règles nous détruisent.
Elles font apparaître certains comme déviants
Mais pour eux ce sont nous les déviants!
Alors où est notre volonté de daire
Des choses belles, de taire la guerre?
Les apparences nous mentent
Nous sommes loin de pouvoir remonter la pente.
Qui n'a jamais douté de la sincérité
D'un ami, d'un proche, d'un habitué?
Les foculs traînent les rues
Ils nous contaminent, nous mangent tout cru!
La vie est faite d'hypocrisie
Même si les marques sont parfois gentilles.
Elles vous surprendront le jour, la nuit
Où vous vous rendrez compte que vous aussi
Vous êtes devenu focul et hypocrite
Le jour où vous aurez dépassé les limites.

La pensée du jour...


mardi 5 août 2008

L'éternelle chanson...

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime!"
Alors avec grand soin nous le recompterons:
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens:
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur:
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours:
Je serai riche alors d'une richesse rare:
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours!
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Rosemonde Gérard